Droit à l'effacement RGPD : comment répondre quand un client demande
Un client demande la suppression de toutes ses données. Vous avez 1 mois. Ce n'est pas aussi simple que cliquer 'Supprimer le compte'. Voici exactement ce que la loi exige — et ce qu'elle vous permet de refuser.
Le droit à l'effacement : ce que dit l'Art. 17 RGPD
L'Article 17 du RGPD consacre le 'droit à l'effacement', souvent appelé 'droit à l'oubli'. Il s'applique dans 5 cas :
Quand pouvez-vous légalement refuser ?
Important : si vous refusez, vous devez informer la personne du motif de refus et de son droit de saisir la CNIL ou un tribunal. Ne jamais refuser sans explication.
Vos outils SaaS permettent-ils l'effacement complet ?
Certains outils ne permettent pas la suppression granulaire. Vérifiez leur conformité RGPD avec RGPDScan.
Procédure recommandée en 5 étapes
Demander une pièce d'identité si doute sur l'identité. Ne pas demander de pièce d'identité systématiquement — c'est disproportionné. Pour les comptes clients, la connexion au compte suffit généralement.
Base de données principale, CRM, outil email, logs serveur, sauvegardes, exports CSV, Google Analytics (purge segment), outils tiers. Tout système détenant les données doit être inclus.
Suppression complète OU anonymisation vraie (impossible de ré-identifier). La pseudonymisation ne suffit pas. Pour les données comptables obligatoirement conservées : anonymiser les données personnelles, conserver les montants.
Si vous avez partagé les données avec des tiers (sous-traitants, partenaires), vous devez leur demander d'effacer également. Art. 19 RGPD.
Confirmer par écrit l'effacement effectué (liste des systèmes purgés, date). Conserver ce document 5 ans. Si refus partiel : expliquer le motif légal et les données conservées.
Pour aller plus loin
- Répondre aux demandes RGPD dans les délais
- Registre des traitements : guide Art. 30
- Checklist RGPD complète 2026